Cycle « Parler à son père »: L’incompris, un film de Luigi Comencini (1966)

mercredi 7 décembre 2016, 14h15, pour le secondaire et le primaire à partir du CM1 (film en italien sous-titré en français)

Le consul du Royaume-Uni à Florence, Sir John Duncombe, vient de perdre son épouse Adelaide. Il demande à Jonathan, son fils aîné, de ne rien dire à son jeune frère Matthew…

Remarquable observateur des différentes phases de l’enfance, Luigi Comencini soulignait, pour sa part, que « les enfants plus jeunes ont une espèce de dureté naturelle qui leur permet de résister, alors qu’en grandissant ils deviennent plus vulnérables… »

(source: wikipédia)

Cycle « Parler à son père »: Il était un père, un film de Yasujirô Ozu (1942)

mercredi 30 novembre 2016, 14h30, pour le secondaire et le primaire à partir du CM1 (film en japonais sous-titré en français)

Dans une ville de province, un enseignant veuf mène une vie modeste avec son fils unique. Lors d’un voyage scolaire, un élève se noie dans un lac. L’enseignant prend la responsabilité de l’accident et doit démissionner. Il quitte alors la ville avec son fils pour retrouver leur région natale…

Parmi l’impressionante filmographie d’Yasujiro Ozu , Il était un père reste l’un des films préférés du maître japonais avec Printemps tardif (1949) et Le Voyage a Tokyo (1953).

Cycle « Westerns de l’année 1956 »: Red sundown, un film de Jack Arnold

mercredi 2 novembre 2016, 14h35, pour le secondaire et le primaire à partir du cycle 3 (film en anglais sous-titré en français)

Un célèbre pistolero, Alec Longmire, las de sa vie d’aventure, chemine au hasard à la recherche de quelque travail… Il croise alors un pauvre hère titubant de soif: Bud Purvis, ancien tueur à gages. Alec le prend sur sa monture et le conduit au saloon. Après une altercation les deux compères doivent fuir devant toute une bande d’aventuriers menée par Rod Zellman. Ils se réfugient dans une cabane que leurs poursuivants prennent d’assaut. Il semble qu’il n’y ait aucune issue possible, sinon une mort certaine…

Cycle « Westerns de l’année 1956 »: Collines brûlantes, un film de Stuart Heisler

mercredi 19 octobre 2016, 14h25, pour le secondaire et le primaire à partir du cycle 3 (film en français)

Vengeance, vengeance, tel est le motif de bon nombre de westerns… Dans celui-ci, Trace Jordan veut venger la mort de son frère, Johnny, abattu sans pitié par les hommes de Joe Sutton. Devant la riche propriété de ce dernier, du nom d’Esperanza, Trace reconnaît immédiatement le cheval de son frère! A l’issue d’une querelle aussi brève que violente, il tire sur Joe Sutton et le blesse grièvement. Atteint à son tour par une balle, Trace s’enfuit et trouve refuge dans une mine abandonnée, plus mort que vif… Survient alors par hasard une jeune femme, qui va s’efforcer de le soigner et le protéger. Cependant, à Esperanza, la chasse à l’homme se prépare…

Cycle « Westerns de l’année 1956 »: Sept hommes à abattre, un film de Budd Boetticher

mercredi 12 octobre 2016, 14h30, pour le secondaire et le primaire à partir du cycle 3 (film en anglais sous-titré en français)

Orphelin à l’adolescence difficile, passionné de sport, de football, de boxe, de corrida, Budd Boetticher finira par devenir réalisateur. Mais incapable de se plier au système des studios hollywoodiens, il réalise dans les années 50 plusieurs westerns indépendants avec l’acteur Randolph Scott, dont Sept hommes à abattre qui reste sa plus grande réussite.

Sept hommes à abattre raconte l’histoire d’un homme seul, parti à la recherche des meurtriers de sa femme, tuée lors d’un hold-up. Après en avoir abattu deux, il croise un couple de pionniers en difficulté, qui lui demandent sa protection  pour traverser le territoire des Indiens Chiricahuas…

André Bazin, critique de cinéma fondateur des Cahiers du Cinéma, écrivit sur ce film un long article, avertissant son lecteur qu’il allait lui parler d’un film qu’il ne verrait « sans doute jamais », tout en précisant qu’il s’agissait « peut-être [du] meilleur western [qu’il ait] vu depuis la guerre, le plus raffiné et le moins esthète, le plus simple et le plus beau. »

Cycle « Robots »: Le jour où la terre s’arrêta, un film de Robert Wise (1951)

mercredi 2 mars 2016, 14h30, pour le secondaire et le primaire (film en anglais sous-titré en français)

 

 

Un engin extraterrestre atterrit en plein centre de Washington. Il est immédiatement entouré d’un cordon militaire et d’une foule de badauds. Le pilote, Klaatu, sort et annonce qu’il vient en paix. Mais un soldat perd son sang-froid, tire et le blesse au bras. Un robot humanoïde sort alors à son tour du vaisseau spatial…

(pour en savoir plus: Wikipédia)

 

Cycle « Chiens de traîneau »: L’Appel de la forêt, un film de William Wellman (1935)

mercredi 13 janvier 2016, 14h20, pour le secondaire et le primaire

Jack Thornton, un chercheur d’or, perd tout son argent au jeu. Un vieil ami lui propose alors
de partir à la recherche d’un trésor, en suivant le chemin d’une carte qu’il a mémorisée.
Thornton se procure un chien incontrôlable, Buck, qu’il parvient malgré tout à dresser…
Film de 1935, seconde des 8 adaptations du célèbre roman de Jack London, paru en 1903

Cycle « Charlot »: La ruée vers l’or (1925), précédé de Charlot s’évade (1917)

mercredi 6 janvier 2016, 14h10, pour le secondaire et le primaire

Charlot s’évade, court-métrage de 1917

« Film le plus populaire de la Mutual, The Adventurer commence et se termine par une poursuite. C’est le film au rythme le plus soutenu de la série (…) « Aussi simple que cela paraisse, il y a deux caractéristiques de la nature humaine mises en jeu dans ces gags: l’une est le plaisir que prend le spectateur de classe modeste à voir les gens du grand monde dans des situations grotesques. L’autre est la tendance naturelle du spectateur à vivre en lui-même les émotions – ou les embarras – qu’il voit sur une scène ou sur un écran. (…) La période où je travaillais pour la Mutual fut, je suppose, la plus heureuse de ma carrière. j’étais léger et sans entrave. j’avais 27 ans, un destin fabuleux dans un monde bienveillant et plein de plaisirs s’offraient à moi. » » (Jeffrey Vance)

La ruée vers l’or, long-métrage de 1925

« Alaska, 1898. Charlot, chercheur d’or solitaire, s’aventure dans la montagne enneigée et trouve refuge dans une cabane où vit Black Larsen, recherché par la police. Big Jim, qui a trouvé de l’or, les rejoint pour s’abriter de la tempête. Restés dans la cabane, Big Jim et Charlot souffrent de faim tandis que Black Larsen, supposé chercher de la nourriture, découvre la mine d’or de Big Jim puis l’assomme quand ce dernier y retourne après la tempête. Black Larsen, parti avec son or, disparaît dans une crevasse. (…)

La Ruée vers l’or est un film clé de l’histoire du cinéma mondial, des scènes d’anthologie ont fait rire des générations de cinéphiles : la scène de la danse des petits pains ou bien celle où Charlot et Big Jim mangent une chaussure (et ses lacets !). Film burlesque dont les moments les plus drôles n’ont pas pris une ride, La Ruée vers l’or est peut-être le film le plus tendre et le plus mélancolique de Charles Chaplin. Une fois de plus, notre héros est un amoureux éconduit qui persévère dans la séduction avec maladresse et de façon touchante. Mais, événement rarissime dans la carrière de Chaplin, le film connaît une fin heureuse puisque Charlot et sa bien aimée se retrouvent pour s’aimer lors d’une ultime rencontre fortuite. Dans ce film en noir et blanc magnifique, le cinéaste joue une nouvelle fois la partition de ses thèmes de prédilection : la pauvreté et l’amour contrarié.
Il existe deux versions de La Ruée vers l’or. Dans le catalogue École et cinéma, il s’agit de celle de 1942, version sonorisée du film original sorti sur les écrans en 1925. Pour cette nouvelle version Charles Chaplin écrit un accompagnement musical et supprime tous les cartons. Il fait la voix du narrateur tout en doublant celle des acteurs. Ce qui explique en partie le passage de 96’ (1925) à 69’ (1942). » (source: les enfants de cinéma)

Pour en savoir plus sur ce film: Charliechaplin.com

Cycle « Charlot »: Le Cirque (1928), précédé de Charlot policeman (1917)

mercredi 16 décembre 2015, 14h30, pour le secondaire et le primaire

Charlot policeman, court-métrage de 1917

« Les quatre derniers films de la série « Chaplin Specials » produits pour la Mutual sont parmi ses plus éclatantes réussites au cinéma. (…) Pour Easy Street [Charlot policeman] son neuvième et le plus célèbre de la série, Chaplin fait construire la première de ces fameuses rues en T qu’il utilisera régulièrement dans ses comédies. L’atmosphère et l’aspect de ce coin de rue évoquent le sud de Londres de son enfance (Le nom Easy Street évoque peut-être « East Street », la rue où Chaplin est né). Néanmoins, la vie à Easy Street est tout sauf facile: misère, famine, drogue et violence des rues, autant de sujets – qui préfigurent la conscience sociale de ses films à venir – entremêlés à « de délicieuses séquences de comédie », comme l’a écrit (…) Walter Kerr. » (Jeffrey Vance)

Le Cirque, long-métrage de 1928

« C’est avec Le cirque que Charles Chaplin obtint son premier « Academy Award », que l’on n’appelait pas encore « Oscar ». On le lui remit lors de la première cérémonie de ce genre, en 1929. Cet « award » d’honneur portait la mention suivante : “Pour la variété de ses talents et son génie de l’écriture, du jeu, de la mise en scène et de la production”. (…)

Charlot est engagé comme clown dans un cirque ambulant. Il tombe amoureux de l’écuyère, constamment martyrisée par son père, le directeur. Mais il est confronté à un rival de taille en la personne du beau funambule, nouvelle recrue de la troupe. Et c’est justement en voulant se mesurer à lui qu’il doit faire face à l’hostilité des petits singes.

L’héroïne était jouée par Merna Kennedy, une ravissante danseuse de 18 ans qui faisait ici ses débuts à l’écran ; le rival, quant à lui, était interprété par un jeune mondain à la mode, Harry Crocker. Chaplin et Crocker avaient passé des semaines à s’entraîner sur la corde raide.

Mais Chaplin courut bien d’autres risques encore : pour les scènes avec le lion, il fit près de 200 prises, en se plaçant très souvent à l’intérieur même de la cage. Ses mimiques effrayées ne sont pas entièrement un rôle de composition ! Mis à part le côté suspense, le film comporte certains de ses gags les plus aboutis, notamment les scènes du début dans le palais des glaces de la fête foraine et devant la baraque de foire où lui et un voyou se trouvent contraints de se faire passer pour des automates. » (David Robinson – pour en savoir plus sur un des tournages les lus difficiles de la carrière de Chaplin: Charliechaplin.com)

Cycle « Charlot »: Le Kid (1921), précédé de Charlot rentre tard (1916)

mercredi 9 décembre 2015, 14h30, pour le secondaire et le primaire

Charlot rentre tard, court-métrage de 1916

« Le quatrième film de Chaplin pour la Mutual est un morceau de bravoure, un impressionnant numéro en solo (…) L’action du film tourne autour d’un gentleman qui rentre ivre chez lui au milieu de la nuit, et essaie de regagner son lit au premier étage (…) Le chef décorateur « Scotty » Cleethorpe a conçu ce décor splendide et irréel, et le directeur technique Ed Brewer a mis au point le lit pliant dont Chaplin tire une scène homérique de combat entre l’homme et la machine. » (Jeffrey Vance)

Le Kid, long-métrage de 1921

« Nombreux sont les admirateurs de Chaplin qui considèrent « The Kid » comme son film le plus personnel et le plus achevé. (…) Par hasard, il se rendit dans un cabaret où se produisait un danseur prodige. À la fin de son numéro, le danseur fit monter sur scène son fils de quatre ans, un ravissant et pétillant petit garçon du nom de Jackie Coogan. Chaplin venait de trouver son acteur principal. Jackie possédait un don d’imitateur inné et pouvait reproduire à la perfection n’importe quelle action ou expression que Chaplin lui enseignait ; ce qui faisait de lui le collaborateur rêvé. Jamais l’inspiration ne sembla lui manquer tout au long du tournage, qui s’étendit sur une période de presque neuf mois. (…) Chaplin n’a jamais paru aussi obstiné dans sa quête caractéristique de la perfection que lors de la réalisation du Kid. Il recommençait patiemment les scènes un nombre incalculable de fois jusqu’à en être pleinement satisfait. Au bout du compte, il avait filmé plus de cinquante fois l’équivalent de la durée du film dans son montage définitif. Un tel ratio de tournage (précisément 53 pour 1) était bien plus élevé que pour n’importe lequel de ses autres films. « The Kid » est peut-être dans l’œuvre de Chaplin le mariage le plus réussi entre la comédie et la grande émotion. (…) L’émotion du film touche à son apogée dans la séquence poignante où les travailleurs sociaux essayent d’emmener l’enfant de force à l’orphelinat. L’angoisse et l’acharnement avec lesquels Charlot se bat pour garder le garçon s’inspirent sans aucun doute des souvenirs personnels de Chaplin et de sa propre douleur quand, à l’âge de sept ans, il a été arraché à sa mère et placé dans une maison pour enfants déshérités. (…) » (David Robinson, Charliechaplin.com)