Cycle « Westerns de l’année 1956 »: Sept hommes à abattre, un film de Budd Boetticher

mercredi 12 octobre 2016, 14h30, pour le secondaire et le primaire à partir du cycle 3 (film en anglais sous-titré en français)

Orphelin à l’adolescence difficile, passionné de sport, de football, de boxe, de corrida, Budd Boetticher finira par devenir réalisateur. Mais incapable de se plier au système des studios hollywoodiens, il réalise dans les années 50 plusieurs westerns indépendants avec l’acteur Randolph Scott, dont Sept hommes à abattre qui reste sa plus grande réussite.

Sept hommes à abattre raconte l’histoire d’un homme seul, parti à la recherche des meurtriers de sa femme, tuée lors d’un hold-up. Après en avoir abattu deux, il croise un couple de pionniers en difficulté, qui lui demandent sa protection  pour traverser le territoire des Indiens Chiricahuas…

André Bazin, critique de cinéma fondateur des Cahiers du Cinéma, écrivit sur ce film un long article, avertissant son lecteur qu’il allait lui parler d’un film qu’il ne verrait « sans doute jamais », tout en précisant qu’il s’agissait « peut-être [du] meilleur western [qu’il ait] vu depuis la guerre, le plus raffiné et le moins esthète, le plus simple et le plus beau. »

Cycle « Robots »: Le jour où la terre s’arrêta, un film de Robert Wise (1951)

mercredi 2 mars 2016, 14h30, pour le secondaire et le primaire (film en anglais sous-titré en français)

 

 

Un engin extraterrestre atterrit en plein centre de Washington. Il est immédiatement entouré d’un cordon militaire et d’une foule de badauds. Le pilote, Klaatu, sort et annonce qu’il vient en paix. Mais un soldat perd son sang-froid, tire et le blesse au bras. Un robot humanoïde sort alors à son tour du vaisseau spatial…

(pour en savoir plus: Wikipédia)

 

Cycle « Chiens de traîneau »: L’Appel de la forêt, un film de William Wellman (1935)

mercredi 13 janvier 2016, 14h20, pour le secondaire et le primaire

Jack Thornton, un chercheur d’or, perd tout son argent au jeu. Un vieil ami lui propose alors
de partir à la recherche d’un trésor, en suivant le chemin d’une carte qu’il a mémorisée.
Thornton se procure un chien incontrôlable, Buck, qu’il parvient malgré tout à dresser…
Film de 1935, seconde des 8 adaptations du célèbre roman de Jack London, paru en 1903

Cycle « Charlot »: La ruée vers l’or (1925), précédé de Charlot s’évade (1917)

mercredi 6 janvier 2016, 14h10, pour le secondaire et le primaire

Charlot s’évade, court-métrage de 1917

« Film le plus populaire de la Mutual, The Adventurer commence et se termine par une poursuite. C’est le film au rythme le plus soutenu de la série (…) « Aussi simple que cela paraisse, il y a deux caractéristiques de la nature humaine mises en jeu dans ces gags: l’une est le plaisir que prend le spectateur de classe modeste à voir les gens du grand monde dans des situations grotesques. L’autre est la tendance naturelle du spectateur à vivre en lui-même les émotions – ou les embarras – qu’il voit sur une scène ou sur un écran. (…) La période où je travaillais pour la Mutual fut, je suppose, la plus heureuse de ma carrière. j’étais léger et sans entrave. j’avais 27 ans, un destin fabuleux dans un monde bienveillant et plein de plaisirs s’offraient à moi. » » (Jeffrey Vance)

La ruée vers l’or, long-métrage de 1925

« Alaska, 1898. Charlot, chercheur d’or solitaire, s’aventure dans la montagne enneigée et trouve refuge dans une cabane où vit Black Larsen, recherché par la police. Big Jim, qui a trouvé de l’or, les rejoint pour s’abriter de la tempête. Restés dans la cabane, Big Jim et Charlot souffrent de faim tandis que Black Larsen, supposé chercher de la nourriture, découvre la mine d’or de Big Jim puis l’assomme quand ce dernier y retourne après la tempête. Black Larsen, parti avec son or, disparaît dans une crevasse. (…)

La Ruée vers l’or est un film clé de l’histoire du cinéma mondial, des scènes d’anthologie ont fait rire des générations de cinéphiles : la scène de la danse des petits pains ou bien celle où Charlot et Big Jim mangent une chaussure (et ses lacets !). Film burlesque dont les moments les plus drôles n’ont pas pris une ride, La Ruée vers l’or est peut-être le film le plus tendre et le plus mélancolique de Charles Chaplin. Une fois de plus, notre héros est un amoureux éconduit qui persévère dans la séduction avec maladresse et de façon touchante. Mais, événement rarissime dans la carrière de Chaplin, le film connaît une fin heureuse puisque Charlot et sa bien aimée se retrouvent pour s’aimer lors d’une ultime rencontre fortuite. Dans ce film en noir et blanc magnifique, le cinéaste joue une nouvelle fois la partition de ses thèmes de prédilection : la pauvreté et l’amour contrarié.
Il existe deux versions de La Ruée vers l’or. Dans le catalogue École et cinéma, il s’agit de celle de 1942, version sonorisée du film original sorti sur les écrans en 1925. Pour cette nouvelle version Charles Chaplin écrit un accompagnement musical et supprime tous les cartons. Il fait la voix du narrateur tout en doublant celle des acteurs. Ce qui explique en partie le passage de 96’ (1925) à 69’ (1942). » (source: les enfants de cinéma)

Pour en savoir plus sur ce film: Charliechaplin.com

Cycle « Charlot »: Le Cirque (1928), précédé de Charlot policeman (1917)

mercredi 16 décembre 2015, 14h30, pour le secondaire et le primaire

Charlot policeman, court-métrage de 1917

« Les quatre derniers films de la série « Chaplin Specials » produits pour la Mutual sont parmi ses plus éclatantes réussites au cinéma. (…) Pour Easy Street [Charlot policeman] son neuvième et le plus célèbre de la série, Chaplin fait construire la première de ces fameuses rues en T qu’il utilisera régulièrement dans ses comédies. L’atmosphère et l’aspect de ce coin de rue évoquent le sud de Londres de son enfance (Le nom Easy Street évoque peut-être « East Street », la rue où Chaplin est né). Néanmoins, la vie à Easy Street est tout sauf facile: misère, famine, drogue et violence des rues, autant de sujets – qui préfigurent la conscience sociale de ses films à venir – entremêlés à « de délicieuses séquences de comédie », comme l’a écrit (…) Walter Kerr. » (Jeffrey Vance)

Le Cirque, long-métrage de 1928

« C’est avec Le cirque que Charles Chaplin obtint son premier « Academy Award », que l’on n’appelait pas encore « Oscar ». On le lui remit lors de la première cérémonie de ce genre, en 1929. Cet « award » d’honneur portait la mention suivante : “Pour la variété de ses talents et son génie de l’écriture, du jeu, de la mise en scène et de la production”. (…)

Charlot est engagé comme clown dans un cirque ambulant. Il tombe amoureux de l’écuyère, constamment martyrisée par son père, le directeur. Mais il est confronté à un rival de taille en la personne du beau funambule, nouvelle recrue de la troupe. Et c’est justement en voulant se mesurer à lui qu’il doit faire face à l’hostilité des petits singes.

L’héroïne était jouée par Merna Kennedy, une ravissante danseuse de 18 ans qui faisait ici ses débuts à l’écran ; le rival, quant à lui, était interprété par un jeune mondain à la mode, Harry Crocker. Chaplin et Crocker avaient passé des semaines à s’entraîner sur la corde raide.

Mais Chaplin courut bien d’autres risques encore : pour les scènes avec le lion, il fit près de 200 prises, en se plaçant très souvent à l’intérieur même de la cage. Ses mimiques effrayées ne sont pas entièrement un rôle de composition ! Mis à part le côté suspense, le film comporte certains de ses gags les plus aboutis, notamment les scènes du début dans le palais des glaces de la fête foraine et devant la baraque de foire où lui et un voyou se trouvent contraints de se faire passer pour des automates. » (David Robinson – pour en savoir plus sur un des tournages les lus difficiles de la carrière de Chaplin: Charliechaplin.com)

Cycle « Charlot »: Le Kid (1921), précédé de Charlot rentre tard (1916)

mercredi 9 décembre 2015, 14h30, pour le secondaire et le primaire

Charlot rentre tard, court-métrage de 1916

« Le quatrième film de Chaplin pour la Mutual est un morceau de bravoure, un impressionnant numéro en solo (…) L’action du film tourne autour d’un gentleman qui rentre ivre chez lui au milieu de la nuit, et essaie de regagner son lit au premier étage (…) Le chef décorateur « Scotty » Cleethorpe a conçu ce décor splendide et irréel, et le directeur technique Ed Brewer a mis au point le lit pliant dont Chaplin tire une scène homérique de combat entre l’homme et la machine. » (Jeffrey Vance)

Le Kid, long-métrage de 1921

« Nombreux sont les admirateurs de Chaplin qui considèrent « The Kid » comme son film le plus personnel et le plus achevé. (…) Par hasard, il se rendit dans un cabaret où se produisait un danseur prodige. À la fin de son numéro, le danseur fit monter sur scène son fils de quatre ans, un ravissant et pétillant petit garçon du nom de Jackie Coogan. Chaplin venait de trouver son acteur principal. Jackie possédait un don d’imitateur inné et pouvait reproduire à la perfection n’importe quelle action ou expression que Chaplin lui enseignait ; ce qui faisait de lui le collaborateur rêvé. Jamais l’inspiration ne sembla lui manquer tout au long du tournage, qui s’étendit sur une période de presque neuf mois. (…) Chaplin n’a jamais paru aussi obstiné dans sa quête caractéristique de la perfection que lors de la réalisation du Kid. Il recommençait patiemment les scènes un nombre incalculable de fois jusqu’à en être pleinement satisfait. Au bout du compte, il avait filmé plus de cinquante fois l’équivalent de la durée du film dans son montage définitif. Un tel ratio de tournage (précisément 53 pour 1) était bien plus élevé que pour n’importe lequel de ses autres films. « The Kid » est peut-être dans l’œuvre de Chaplin le mariage le plus réussi entre la comédie et la grande émotion. (…) L’émotion du film touche à son apogée dans la séquence poignante où les travailleurs sociaux essayent d’emmener l’enfant de force à l’orphelinat. L’angoisse et l’acharnement avec lesquels Charlot se bat pour garder le garçon s’inspirent sans aucun doute des souvenirs personnels de Chaplin et de sa propre douleur quand, à l’âge de sept ans, il a été arraché à sa mère et placé dans une maison pour enfants déshérités. (…) » (David Robinson, Charliechaplin.com)

Cycle « Chevaux »: Mon amie Flicka, un film de Harold Schuster, 1943

mercredi 11 novembre 2015, 14h30, pour le secondaire et le primaire (film en anglais sous-titré en français)

Kenneth McLaughlin est un garçon de dix ans qui vit avec sa famille dans un ranch du Wyoming. Son désir le plus cher est de posséder son propre cheval, mais son père s’y oppose parce qu’il est trop rêveur et irresponsable…

(en savoir plus: Wikipédia)

Cycle « Difficultés scolaires »: L’école buissonnière, un film de Jean-Paul Le Chanois, 1949

mercredi 6 mai 2015, 14h10, pour le secondaire et le primaire

L’École buissonnière est un film français réalisé par Jean-Paul Le Chanois et sorti en 1949. Ce film marque un temps fort de l’histoire du cinéma d’après-guerre : il romance les débuts de la pédagogie de Célestin Freinet, à travers le personnage d’un jeune instituteur, M. Pascal, campé par Bernard Blier.

En 1920, dans un petit village de Provence, M. Pascal, jeune instituteur, se heurte au manque d’intérêt de ses élèves. Il décide de changer radicalement les méthodes employées par son prédécesseur. Il écoute les enfants, s’inspire de leurs découvertes, les emmène dans la nature, cherche à mettre en valeur les capacités et les goûts de chacun.

(source: Wikipédia)

pour en savoir plus: analyse du film par Abellia Moullé Brunet et Annabelle Puchta

Cycle "Sous Louis XIV": Molière, un film d’Ariane Mnouchkine, 1978

mercredis 11, 18 et 25 mars, 14h25, pour le secondaire et le primaire

La vie mouvementée de Jean-Baptiste Poquelin (1622 – 1673) qui partit jouer la comédie sur les routes de France et devint sous le nom de Molière le chef de la troupe de l’Illustre Théâtre, faisant rire sur la place des villages comme à la cour du roi Louis XIV…

compléments INA:

Tournage de « Molière », film d’Ariane Mnouchkine

Ariane Mnouchkine à propos de son film « Molière »

 

Cycle "Westerns de l’année 1955": L’Homme qui n’a pas d’étoile, un film de King Vidor

mercredi 4 février 2015, 14h20, pour le secondaire et le primaire

« Le cow-boy Dempsey Rae et le jeune Jeff, qui l’accompagne, sont engagés par Reed Bowman, séduisante propriétaire de ranch. Celle-ci laisse ses vaches vagabonder dans les herbages voisins, ce qui irrite leur propriétaire, Cassidy ; ce dernier décide de poser des barbelés. Dempsey, jadis blessé par des barbelés, s’y oppose ; mais l’irruption du violent Steve Miles le fait changer de camp…

(…) Il s’agit bien d’un grand western, fertile en rebondissements, qui réunit, sur un rythme trépidant, quelques grands thèmes chers à son ­auteur. (…) La mise en scène

multiplie les trouvailles, et les ­dialogues ne manquent pas d’humour. La composition de Kirk Douglas, marquée par une tragédie passée mais toujours ­empreinte d’ironie, est absolument époustouflante. Ce qui ne devait être qu’un petit film tourné en trois semaines est ­devenu un classique du genre… »

(d’après Aurélien Férenczi)

(pour en savoir plus: lumière.org)