Cycle "Westerns de l’année 1955": L’Homme qui n’a pas d’étoile, un film de King Vidor

mercredi 4 février 2015, 14h20, pour le secondaire et le primaire

« Le cow-boy Dempsey Rae et le jeune Jeff, qui l’accompagne, sont engagés par Reed Bowman, séduisante propriétaire de ranch. Celle-ci laisse ses vaches vagabonder dans les herbages voisins, ce qui irrite leur propriétaire, Cassidy ; ce dernier décide de poser des barbelés. Dempsey, jadis blessé par des barbelés, s’y oppose ; mais l’irruption du violent Steve Miles le fait changer de camp…

(…) Il s’agit bien d’un grand western, fertile en rebondissements, qui réunit, sur un rythme trépidant, quelques grands thèmes chers à son ­auteur. (…) La mise en scène

multiplie les trouvailles, et les ­dialogues ne manquent pas d’humour. La composition de Kirk Douglas, marquée par une tragédie passée mais toujours ­empreinte d’ironie, est absolument époustouflante. Ce qui ne devait être qu’un petit film tourné en trois semaines est ­devenu un classique du genre… »

(d’après Aurélien Férenczi)

(pour en savoir plus: lumière.org)

Cycle "Westerns de l’année 1955": L’Homme de la plaine, un film d’Anthony Mann

mercredi 28 janvier 2015, 14h10, pour le secondaire et le primaire

« De Winchester 73 (1950) à L’homme de l’Ouest (1958) en passant par cet Homme de la plaine (1955), Mann n’a de cesse de tourner des oeuvres classiques dans le bon sens du terme. Attentif aux splendeurs de la nature, il se sert de la magnificence du Technicolor pour faire de ses films une explosion de couleurs vives et chatoyantes. Totalement subjugué par les décors naturels américains, Mann signe une série de westerns qui tranchent sérieusement avec la production courante (…)

Servi par une écriture tout en finesse, L’homme de la plaine utilise un prétexte qui colle au genre – la vengeance – et en détourne un à un tous les codes. Ainsi, le gentil, incarné par un James Stewart visiblement fatigué, ne fait que subir l’action au lieu de la provoquer. Le jeu de l’acteur, sobre et évocateur à la fois, nous en dit long sur le dégoût qu’éprouve son personnage envers toute forme de violence gratuite. Mais le plus étonnant vient du traitement des méchants, ces odieux propriétaires terriens qui possèdent des villes entières à leur merci. Loin des habituels clichés, Mann en fait des êtres humains qui aiment, souffrent en secret et non pas de simples caricatures. Décrivant avec justesse cet Ouest encore sauvage où la violence est quotidienne, le cinéaste se démarque de ses confrères en laissant la plupart du temps les colts au placard (le seul véritable duel a lieu entre un vieil homme aveugle et le héros blessé à la main, ce qui peut se lire comme un pastiche de ce passage obligé). Plus proche de la tragédie que du pur film d’action, L’homme de la plaine (1955) ausculte avec sensibilité les travers d’une société américaine en plein essor, tout en contant une histoire familiale plutôt touchante. Classique sur le plan formel, ce western contemplatif et introspectif renouvelle un genre qui commençait sérieusement à tourner en rond dans les années 50 en lui donnant une profondeur humaine et psychologique plutôt rare à l’époque. »

(d’après Virgile Dumez)

 

Cycle "Westerns de l’année 1955": L’Homme au fusil, un film de Richard Wilson

mercredi 21 janvier 2015, 14h30, pour le secondaire et le primaire 

En 1870, la terreur règne dans la petite ville de Sheridan City, soumise à la loi d’un certain Dade Holman. Un étranger nommé Clint Tollinger (Robert Mitchum) débarque en ville pour y retrouver son ex-femme et vivre enfin une vie tranquille. Mais, connu pour sa gâchette facile, l’homme est sollicité par le shérif de la ville pour se débarrasser du hors-la-loi.

Pour en savoir plus: dvdclassik

Cycle "Coupable ou innocent?": Le Faux coupable, un film d’Alfred Hitchcock (1956)

mercredi 14 janvier 2015, 14h15, pour le secondaire et le primaire

 

Manny Balestrero, joueur de contrebasse dans l’orchestre d’un night-club, est arrêté par deux hommes alors qu’il rentre chez lui. En effet, il ressemble comme deux gouttes d’eau à un gangster recherché pour de nombreux hold-up. On le mène au commissariat de police, où des témoins le reconnaissent formellement. Il est alors placé en cellule. Alors que tout l’accuse, comment parviendra-t-il à convaincre la justice de son innocence ?

Le film, sorti en 1956, est tiré d’un fait divers réel, rapporté dans un article du magazine Life paru le 29 juin 1953. Le réalisateur a tenu à tourner le film sur les lieux mêmes du drame. Il constitue une parfaite illustration de ces erreurs tragiques liées à de faux témoignages, qui peuvent frapper tout individu.

Cycle "Coupable ou innocent?": Quai des orfèvres, un film de Henri-Georges Clouzot (1947)

mercredi 7 janvier 2015, 14h15, pour le secondaire et le primaire

 

Jenny Lamour, petite chanteuse de cabaret, a de grandes ambitions. Mais elle est mariée à Maurice Martineau, son pianiste accompagnateur, et le couple se querelle fréquemment à cause la jalousie de Maurice.

Quand Jenny décide de s’attirer les faveurs du vieux Brignon, un homme riche qu’elle croit pouvoir utiliser afin de se lancer dans le cinéma, Maurice, furieux, profère des menaces

de mort à l’égard du vieillard ; et lorsqu’il apprend que ce dernier a donné rendez-vous à sa femme à son domicile, il se confectionne hâtivement un alibi et débarque chez lui avec l’intention de le tuer. Or, quand il arrive chez lui, c’est déjà fait…

De cette banale histoire de meurtre, sur fond de jalousie et d’arrivisme, Clouzot parvient à tirer un nouveau chef-d’œuvre. Sa mise en scène est toujours aussi tranchante qu’un rasoir, et sa peinture des personnages toujours aussi âpre et lucide, mais également humaine. Louis Jouvet, dans le rôle de l’inspecteur Antoine trouve ici son rôle le plus grand, et sans doute le plus humain.

Cycle "Coupable ou innocent?": Vers sa destinée, un film de John Ford (1939)

mercredi 10 décembre 2014, 14h20, pour le secondaire et le primaire

Abraham  Lincoln,  futur  président  des  Etats­-Unis,  est
encore  un  tout  jeune  avocat  installé  dans  la  petite  ville  de
Springfield… Lors de la fête de l’indépendance, une dispute éclate,
un  meurtre  est  commis,  et  on  arrête  aussitôt  les  deux
« coupables »… Lincoln prend alors spontanément leur défense.

 
A l’origine du scénario se trouve l’obsession du lynchage,
si  forte  dans  le  cinéma  américain  des  années  30.  Un  simple  fait
divers va suffire à faire éclater au grand jour le sens de la justice
du  futur  Président.  On  découvre  un  Lincoln  courageux,  venant
seul s’interposer au milieu d’une foule déchaînée et violente. Son
art  de  la  parole  lui  permet  de  tenir  la  foule  en  respect,  et  de
préserver la justice contre la fureur collective.

 
Eisenstein,  le  grand  cinéaste  russe,  déclara:  « Si  quelque 
bonne  fée  me  demandait  de  quel  film  américain,  d’un  coup  de  sa 
baguette  magique,  j’aimerais  devenir  l’auteur,  je  répondrais  sans 
hésiter Young Mister Lincoln de John Ford. »

Cycle "Privés de paroles": Miracle en Alabama, un fillm de Arthur Penn (1962)

mercredi 26 novembre 2014, 14h20, pour le secondaire et le primaire

En 1962, Arthur Penn réalise un film : « Miracle en Alabama » ou « The Miracle Worker » tiré d’une histoire vraie et d’après le livre de Helen Keller. Avant ce film, il avait monté sur ce thème la pièce de théâtre de William Gibson inspirée du même auteur.

Ce film est un véritable chef d’œuvre tourné en noir et blanc, qui nous plonge en 1887, en Alabama, et nous met en contact direct avec des personnages d’une extrême authenticité. Il est difficile de ne rester que spectateur, les sentiments sont forts, les situations violentes et intenses.

Toute l’histoire commence une nuit: une petite fille est très malade, les parents sont inquiets, c’est un bébé de 6 mois qui vient d’avoir une congestion cérébrale. Le médecin assure qu’elle vivra. Sa mère lui parle, rassurée, l’embrasse, l’enfant ne réagit pas, semble ne pas entendre, ne pas voir. La mère hurle « captain, captain ! » Son mari se précipite, elle lui annonce « elle ne voit pas ! elle n’entend pas ! ». Il balance une lampe-tempête au-dessus du berceau, le secoue. Il hurle « Helen ! Helen ! Helen ! », en vain…

À l’âge de onze ans, elle montre des capacités étonnantes mais également un comportement des plus dévastateurs. La vie devient difficile avec elle, générant des tensions dans le milieu familial. Il est enfin décidé de faire venir à domicile, de Boston, une enseignante de l’école Perkins qui reçoit des enfants aveugles. Ce sera Anne Sullivan, qui fut aveugle et devenue malvoyante, qui va mener une véritable lutte pour amener Helen à comprendre ce que sont les mots et à pouvoir les exprimer.

(source: cairn.info)

(en savoir plus sur le film: fiche du cinemalefrance)

Cycle "Privés de parole": L’Enfant sauvage, un film de François Truffaut (1970)

mercredi 19 novembre 2014, 14h30, pour le secondaire et le primaire

 

« Cette histoire est authentique, elle commence dans une forêt française un jour de l’été 1798 ». Une paysanne qui ramassait des champignons est effrayée par une créature dans les bois. Elle ramène trois chasseurs avec des chiens qui traquent l’enfant sauvage, finalement capturé dans un sac.

A Paris, Le docteur Jean Itard découvre l’histoire de la capture de l’enfant sauvage. Il aimerait le faire venir à Paris afin de déterminer le degré d’intelligence et la nature des idées d’un adolescent privé dès son enfance de toute éducation pour avoir vécu entièrement séparé des individus de son espèce.

Dans l’Aveyron, l’enfant sauvage cherche à s’échapper de la grange où il est attaché. Il est maltraité par les villageois pour qui il est une bête de foire. Un vieil homme prend toutefois soin du « sauvage de l’Aveyron » comme tout Paris désormais le nomme. La curiosité est à son comble et les citoyens Cuvier et Sicard ont obtenus du ministère de l’intérieur de le transférer à Paris.

Itard et le professeur Pinel, le célèbre aliéniste, l’attendent dans l’institution des sourds muets de la capitale. Ils concluent que l’enfant a probablement été abandonné à l’âge de trois ou quatre ans et laissé pour mort, car son cou avait été tranché. La plaie avait cependant cicatrisé.

Mais l’enfant ne s’adapte pas dans l’institution des sourds muets, où il est rejeté par les autres pensionnaires. Pinel est découragé. Il pense que l’enfant a été abandonné parce qu’il était idiot, qu’il est rebelle à toute éducation. Itard est d’un avis tout autre. Même si l’enfant est encore proche d’un animal, on doit s’occuper de lui et essayer de l’éduquer. Il n’est pas anormal parce qu’idiot mais anormal parce qu’isolé. Avec beaucoup de patience et de soins, il peut devenir un jeune garçon presque comme les autres.

Itard obtient que l’administration lui confie la garde de l’enfant pour l’éduquer chez lui, où sa gouvernante, Mme Guérin, s’occupe de lui. Ils lui donnent le nom de Victor. Pendant neuf mois, Itard se livre quotidiennement à un véritable combat pour tenter de faire de cet être inférieur à bien des animaux un enfant qui donnera, petit à petit, des signes d’affection, d’intelligence et de sensibilité…

L’enfant sauvage est le film des premières fois. Cet enfant a grandi à l’écart de la civilisation, si bien que tout ce qu’il fait dans le film, il le fait pour la première fois. C’est aussi la première fois que Truffaut (dans le rôle du docteur Itard) joue dans un de ses films, marquant un renversement dans le jeu des identifications :

« Jusqu’à L’Enfant sauvage, quand j’avais eu des enfants dans mes films, je m’identifiais à eux et là, pour la première fois, je mes suis identifié à l’adulte, au père. »

Ainsi, alors que Les 400 coups étaient dédié à Bazin dont Truffaut fut « l’enfant sauvage », ce film est dédié à Jean-Pierre Léaud ; hommage de Truffaut à son acteur favori dont il fut, comme Itard pour Victor, le pédagogue :

« Pendant que je tournais le film, je revivais un peu le tournage des 400 coups pendant lequel, j’initiais Jean-Pierre Léaud au cinéma ».

Ce film marque également la première collaboration entre Truffaut et Nestor Almendros qui travaillera sur huit autres films du cinéaste. Dans son livre, L’Homme à la caméra, Almendros souligne que L’Enfant sauvage est un hommage à la photo des films muets. Chaque image de L’Enfant sauvage reflète la beauté de ce premier regard du cinéma sur le monde…

(source: Allociné)

Cycle "Soucoupes volantes": Le Jour où la Terre s’arrêta, un film de Robert Wise (1951)

mercredi 22 octobre 2014, 14h30, pour le secondaire et le primaire

 

Un engin extraterrestre de forme discoïde fait sensation en atterrissant en plein centre de Washington. Il est immédiatement entouré d’un cordon militaire et d’une foule de badauds. Le pilote, Klaatu, sort et annonce qu’il vient en paix. Mais un soldat perd son sang froid, tire et le blesse au bras…

(source: Wikipédia )

Film de science fiction-sorti en 1951, Le Jour où la Terre s’arrêta est bien un OVNI dans la production cinématographique de son époque. Alors qu’en pleine « Peur rouge » de nombreux films mettent en scène le danger que représente l’Autre (La Guerre des mondes de Byron Haskin en 1953, ou encore L’Invasion des profanateurs de sépultures de Don Siegel en 1956), Wise propose une démarche inverse. Le danger y est l’Homme tandis que son voisin de l’espace est pacifique et vient pour le raisonner. Klaatu arrive dans un contexte de Guerre froide, et son message est clair : mettre en garde la Terre face à l’usage du nucléaire. Si la Terre développe l’arme atomique, elle menace l’équilibre de l’univers et les planètes voisines n’hésiteront pas un instant à la supprimer. Quel que soit l’intelligence du propos, c’est bien la façon dont Wise nous le présente qui fait la réussite du film. Rapidement, Klaatu échappe aux autorités et abandonne son nom pour celui de Carpenter, devenant un Homme parmi tant d’autres. Wise ne filme plus l’extraterrestre mais l’homme incompris, perdu au milieu de ceux qui, en apparence, sont ses semblables. Son seul réconfort, il le trouve dans son rapport avec certains être humains : en premier Bobby, fils de la famille qui l’héberge, puis sa mère. Pour un temps, la nef astrale gardera ses mystères puisque c’est Washington que nous sillonnerons, suivant les pas du touriste Carpenter. À l’instar du nigaud campé par James Stewart dans Monsieur Smith au Sénat (Frank Capra, 1939), il visite quelques-uns des plus grands monuments de la capitale américaine, fasciné par la grandeur passée de l’Homme.

C’est dans ce cadre réaliste et avec une grande parcimonie que le cinéaste fait resurgir les aptitudes exceptionnelles de l’extraterrestre. Sa faculté à déverrouiller les portes ou à résoudre les équations mathématiques les plus poussées, sont autant de prouesses suggérant les capacités sans limites de Carpenter. Robert Wise laissant au spectateur le soin d’imaginer l’étendue du pouvoir de cet être-là alors qu’il pourrait être tenté de nous épater et de trop en montrer. Cette économie visuelle se retrouve dans l’épisode de l’arrêt de la Terre, point culminant du film. Si le monde est divisé et que personne ne semble prêt à écouter ce message venu d’ailleurs, Carpenter décide d’attirer l’attention sur lui en mettant la Terre sur pause. Usines, voitures, locomotives… il stoppe – on ne sait comment – toute activité terrestre. L’idée est simple mais très efficace, et ne requerra l’utilisation d’aucuns effets spéciaux. Ce qui explique sans doute que la scène passe complètement à la trappe dans l’éponyme remake écologique du film que réalisa en 2008 Scott Derrickson. 

Les choix de Wise ont le mérite de ne pas détourner notre regard du propos du film et sa morale humaniste s’en trouve renforcée. Cet alien veut notre bien, y compris quand il fait la démonstration de sa toute-puissance. Quant à la violence, elle est l’apanage de l’Homme, chose que Klaatu va apprendre à ses dépends. Alors que son identité est sur le point d’être révélée, et que même ses premiers alliés se questionnent sur la nature de ses desseins, le final du film met en place un suspense : le messager arrivera-t-il à se faire entendre ? Tué par l’armée, puis ressuscité temporairement (énième image messianique), Klaatu peut enfin s’exprimer : « Si vous menacez d’être un danger pour les autres, cette terre qui vous abrite sera réduite en un monceau de cendres. Votre choix est simple, vous joindre à nous et vivre en paix, ou poursuivre votre action néfaste et à jamais disparaître. Votre avenir ne dépend que de vous, nous attendons votre décision ». Ce final est à l’image de l’œuvre : très pessimiste quant à la nature de l’Homme. C’est bien une fois libéré de toute contrainte humaine, revenu d’entre les morts, que Klaatu sera finalement entendu. On retrouvera cette même résignation quelques années plus tard chez Akira Kurosawa, quand le seul personnage lucide face au péril atomique de Vivre dans la peur (1955) sera diagnostiqué fou et interné en asile psychiatrique.

(source: Matthieu Alloin)

 

Cycle "Enfants perdus": Les 400 coups, un film de François Truffaut (1959)

mercredi 8 octobre 2014, 14h20, pour le secondaire et le primaire

À la fin des années 1950, Antoine Doinel, 12 ans, vit à Paris entre une mère peu aimante et un beau-père futile. Éprouvant une admiration fervente pour Honoré de Balzac, il a été jusqu’à lui consacrer un autel dans un recoin de l’appartement. Mais une bougie qui éclairait un portrait de l’écrivain met le feu à un rideau, provoquant la colère de son beau-père. De plus, malmené par un professeur de français autoritaire et injuste, il passe, avec son camarade René, de l’école buissonnière au mensonge. Puis c’est la fugue, le vol d’une machine à écrire et finalement le commissariat. Ses parents, ne voulant plus de lui, le confient à l’« Éducation surveillée »…

La spirale dans laquelle le jeune Antoine s’enfonce est décrite avec sensibilité mais aussi avec fermeté. Elle est rendue d’autant plus touchante que le film montre parallèlement la constante bonne volonté maladroite du héros. Le spectateur s’identifie aisément à Antoine Doinel, avec lequel Jean-Pierre Léaud, acteur débutant semble se confondre totalement. Le désarroi affectif et la fuite en avant de l’adolescent sont de toutes les époques.

Ce film fait partie de la Liste des 50 films à voir avant d’avoir 14 ans établie en 2005 par le British Film Institute, intégrant même le top 10 de cette liste.

(source: Wikipédia)