Cycle “Charlot”: La ruée vers l’or (1925), précédé de Charlot s’évade (1917)

mercredi 6 janvier 2016, 14h10, pour le secondaire et le primaire

Charlot s’évade, court-métrage de 1917

“Film le plus populaire de la Mutual, The Adventurer commence et se termine par une poursuite. C’est le film au rythme le plus soutenu de la série (…) “Aussi simple que cela paraisse, il y a deux caractéristiques de la nature humaine mises en jeu dans ces gags: l’une est le plaisir que prend le spectateur de classe modeste à voir les gens du grand monde dans des situations grotesques. L’autre est la tendance naturelle du spectateur à vivre en lui-même les émotions – ou les embarras – qu’il voit sur une scène ou sur un écran. (…) La période où je travaillais pour la Mutual fut, je suppose, la plus heureuse de ma carrière. j’étais léger et sans entrave. j’avais 27 ans, un destin fabuleux dans un monde bienveillant et plein de plaisirs s’offraient à moi.”” (Jeffrey Vance)

La ruée vers l’or, long-métrage de 1925

“Alaska, 1898. Charlot, chercheur d’or solitaire, s’aventure dans la montagne enneigée et trouve refuge dans une cabane où vit Black Larsen, recherché par la police. Big Jim, qui a trouvé de l’or, les rejoint pour s’abriter de la tempête. Restés dans la cabane, Big Jim et Charlot souffrent de faim tandis que Black Larsen, supposé chercher de la nourriture, découvre la mine d’or de Big Jim puis l’assomme quand ce dernier y retourne après la tempête. Black Larsen, parti avec son or, disparaît dans une crevasse. (…)

La Ruée vers l’or est un film clé de l’histoire du cinéma mondial, des scènes d’anthologie ont fait rire des générations de cinéphiles : la scène de la danse des petits pains ou bien celle où Charlot et Big Jim mangent une chaussure (et ses lacets !). Film burlesque dont les moments les plus drôles n’ont pas pris une ride, La Ruée vers l’or est peut-être le film le plus tendre et le plus mélancolique de Charles Chaplin. Une fois de plus, notre héros est un amoureux éconduit qui persévère dans la séduction avec maladresse et de façon touchante. Mais, événement rarissime dans la carrière de Chaplin, le film connaît une fin heureuse puisque Charlot et sa bien aimée se retrouvent pour s’aimer lors d’une ultime rencontre fortuite. Dans ce film en noir et blanc magnifique, le cinéaste joue une nouvelle fois la partition de ses thèmes de prédilection : la pauvreté et l’amour contrarié.
Il existe deux versions de La Ruée vers l’or. Dans le catalogue École et cinéma, il s’agit de celle de 1942, version sonorisée du film original sorti sur les écrans en 1925. Pour cette nouvelle version Charles Chaplin écrit un accompagnement musical et supprime tous les cartons. Il fait la voix du narrateur tout en doublant celle des acteurs. Ce qui explique en partie le passage de 96’ (1925) à 69’ (1942).” (source: les enfants de cinéma)

Pour en savoir plus sur ce film: Charliechaplin.com