Cycle « Charlot »: Le Cirque (1928), précédé de Charlot policeman (1917)

mercredi 16 décembre 2015, 14h30, pour le secondaire et le primaire

Charlot policeman, court-métrage de 1917

“Les quatre derniers films de la série “Chaplin Specials” produits pour la Mutual sont parmi ses plus éclatantes réussites au cinéma. (…) Pour Easy Street [Charlot policeman] son neuvième et le plus célèbre de la série, Chaplin fait construire la première de ces fameuses rues en T qu’il utilisera régulièrement dans ses comédies. L’atmosphère et l’aspect de ce coin de rue évoquent le sud de Londres de son enfance (Le nom Easy Street évoque peut-être “East Street”, la rue où Chaplin est né). Néanmoins, la vie à Easy Street est tout sauf facile: misère, famine, drogue et violence des rues, autant de sujets – qui préfigurent la conscience sociale de ses films à venir – entremêlés à “de délicieuses séquences de comédie”, comme l’a écrit (…) Walter Kerr.” (Jeffrey Vance)

Le Cirque, long-métrage de 1928

“C’est avec Le cirque que Charles Chaplin obtint son premier « Academy Award », que l’on n’appelait pas encore « Oscar ». On le lui remit lors de la première cérémonie de ce genre, en 1929. Cet « award » d’honneur portait la mention suivante : “Pour la variété de ses talents et son génie de l’écriture, du jeu, de la mise en scène et de la production”. (…)

Charlot est engagé comme clown dans un cirque ambulant. Il tombe amoureux de l’écuyère, constamment martyrisée par son père, le directeur. Mais il est confronté à un rival de taille en la personne du beau funambule, nouvelle recrue de la troupe. Et c’est justement en voulant se mesurer à lui qu’il doit faire face à l’hostilité des petits singes.

L’héroïne était jouée par Merna Kennedy, une ravissante danseuse de 18 ans qui faisait ici ses débuts à l’écran ; le rival, quant à lui, était interprété par un jeune mondain à la mode, Harry Crocker. Chaplin et Crocker avaient passé des semaines à s’entraîner sur la corde raide.

Mais Chaplin courut bien d’autres risques encore : pour les scènes avec le lion, il fit près de 200 prises, en se plaçant très souvent à l’intérieur même de la cage. Ses mimiques effrayées ne sont pas entièrement un rôle de composition ! Mis à part le côté suspense, le film comporte certains de ses gags les plus aboutis, notamment les scènes du début dans le palais des glaces de la fête foraine et devant la baraque de foire où lui et un voyou se trouvent contraints de se faire passer pour des automates.” (David Robinson – pour en savoir plus sur un des tournages les lus difficiles de la carrière de Chaplin: Charliechaplin.com)