Cycle “Charlot”: Le Kid (1921), précédé de Charlot rentre tard (1916)

mercredi 9 décembre 2015, 14h30, pour le secondaire et le primaire

Charlot rentre tard, court-métrage de 1916

“Le quatrième film de Chaplin pour la Mutual est un morceau de bravoure, un impressionnant numéro en solo (…) L’action du film tourne autour d’un gentleman qui rentre ivre chez lui au milieu de la nuit, et essaie de regagner son lit au premier étage (…) Le chef décorateur “Scotty” Cleethorpe a conçu ce décor splendide et irréel, et le directeur technique Ed Brewer a mis au point le lit pliant dont Chaplin tire une scène homérique de combat entre l’homme et la machine.” (Jeffrey Vance)

Le Kid, long-métrage de 1921

“Nombreux sont les admirateurs de Chaplin qui considèrent “The Kid” comme son film le plus personnel et le plus achevé. (…) Par hasard, il se rendit dans un cabaret où se produisait un danseur prodige. À la fin de son numéro, le danseur fit monter sur scène son fils de quatre ans, un ravissant et pétillant petit garçon du nom de Jackie Coogan. Chaplin venait de trouver son acteur principal. Jackie possédait un don d’imitateur inné et pouvait reproduire à la perfection n’importe quelle action ou expression que Chaplin lui enseignait ; ce qui faisait de lui le collaborateur rêvé. Jamais l’inspiration ne sembla lui manquer tout au long du tournage, qui s’étendit sur une période de presque neuf mois. (…) Chaplin n’a jamais paru aussi obstiné dans sa quête caractéristique de la perfection que lors de la réalisation du Kid. Il recommençait patiemment les scènes un nombre incalculable de fois jusqu’à en être pleinement satisfait. Au bout du compte, il avait filmé plus de cinquante fois l’équivalent de la durée du film dans son montage définitif. Un tel ratio de tournage (précisément 53 pour 1) était bien plus élevé que pour n’importe lequel de ses autres films. “The Kid” est peut-être dans l’œuvre de Chaplin le mariage le plus réussi entre la comédie et la grande émotion. (…) L’émotion du film touche à son apogée dans la séquence poignante où les travailleurs sociaux essayent d’emmener l’enfant de force à l’orphelinat. L’angoisse et l’acharnement avec lesquels Charlot se bat pour garder le garçon s’inspirent sans aucun doute des souvenirs personnels de Chaplin et de sa propre douleur quand, à l’âge de sept ans, il a été arraché à sa mère et placé dans une maison pour enfants déshérités. (…)” (David Robinson, Charliechaplin.com)